Et si c'était le vent qui fendait les montagnes.

La mélancolie des marrons luisants que l'on revoyait tomber tous les ans.

jeudi 27 novembre 2008

fée

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lundi 24 novembre 2008

Pousses d'edelweiss.

dans la sphère

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dimanche 23 novembre 2008

Tradition...

globicéphales

portraits de globicéphales

Après avoir passé plusieurs longues heures à taper un compte-rendu sur l'Evolution des Cétacés ces dernières semaines, j'ai reçu un email un peu tardif concernant le massacre traditionnel annuel des globicéphales dans les îles Féroé du Danemark et j'imagine qu'il a du s'échouer aussi dans vos boîtes.

Comme pour la plupart des chaînes que je ne supprime pas directement, j'ai cherché à me renseigner et j'ai trouvé un lien intéressant sur le sujet : http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives-1196.html. Si vous n'avez pas reçu ce message et que le contenu vous intéresse, je vous invite à cliquer ici.

Les japonais font de même tous les ans... les petits japonais viennent même voir ça en 'visite culturelle' avec leurs classes (tout comme les féroïens).

Posté par gracile à 19:14 - life and thoughts - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 14 novembre 2008

J'ai rêvé d'un cerf blanc entre les arbres, et d'un loup gris.

WhiteDeer2_2007_07_18

white_deer

"La chasse au cerf blanc d’Erec rappelle le fait que les bêtes blanches, dans le folklore gallois, proviennent d’Annwn, qui est à la fois le pays des morts et celui des fées. Il peut s’agir d’un sanglier comme dans le mabinogi de Manawydan, le fils de Llyr, ou du blanc porc dans le lai de Guingamor, ou bien de la biche blanche du lai de Graelent. Parfois ces animaux blancs ont les oreilles rouges, comme les chiens d’Arawn, roi d’Annwn, dans le mabinogi de Pwyll, ou le cheval du chevalier aux armes vermeilles du Lai de l’Espine. Dans son rapport aux légendes des fées, le roman de Chrétien apparaît comme une inversion narrative et un redoublement symétrique. La fée des lais s’éprend d’un mortel, est déçue par lui, au bout de compte le met à l’épreuve par une espèce de pénitence et le pardonne. Erec, lui, s’éprend d’Enide, la déçoit et est déçu par elle, met à l’épreuve la substance du couple et refonde une liaison accomplie. Chez Chrétien, la transcendance de l’Annwn est remplacée par l’immanence du bonheur dans une société chrétienne."

Cristian-Ioan Panzaru

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"Puissante figure magico-mythique, le cerf blanc est un composant de la grande fresque des mythes fondateurs.
Dans la Légende arthurienne, Merlin prend l’apparence d’un cerf, suprême incarnation de la sagesse. C'est le cerf blanc qui, en Forêt de Brocéliande, avertit Lancelot et Guenièvre de l'impossibilité de leur amour. Au cours du rituel de Beltane fêtant l'arrivée du printemps, Arthur se déguise en Cernunnos, le dieu-cerf.
Associé tantôt à la fécondité, tantôt à la mort et à la réincarnation, le cerf blanc est profondément lié aux croyances religieuses. Dans la religion chrétienne, le mythe est non seulement repris mais le cerf blanc va même jusqu'à incarner Dieu lorsqu'il apparaît à Saint Hubert sous la forme d’un gigantesque cerf blanc, avant de se métamorphoser en Sainte Croix - croix et cerf que l'on retrouvera plus tard dans une légende analogue avec le Roi David Ier d'Ecosse. Les autres continents ne sont pas en reste, le mythe du Grand Cerf Blanc d’Amazonie ou celui d’Anatolie sont là pour en témoigner. Les mondes imaginaires non plus...
Parce que la Fantasy puise ses sources dans la Légende Arthurienne - quand elle ne la traite pas directement - et dans toutes les autres légendes, le cerf blanc y est de fait présent. L'exemple le plus célèbre : Les Chroniques de Narnia. Analogiquement à la quête du Roi Arthur, recherchant le cerf blanc symbole de connaissance et de spiritualité, les quatre rois et reines chassent le cerf blanc, qui pourrait leur accorder tous leurs souhaits, et s'enfoncent tellement dans la forêt qu'ils reviennent dans leur monde, enfants. Tout un symbole. Mais on pourrait aussi prendre l'exemple d'Harry Potter qui, à la fin du Prisonnier d'Azkaban, voit son patronus prendre la forme d'un cerf blanc.
Une chose est sûre, l'animal n'a pas fini de fasciner, d'autant qu'il existe encore en petit nombre aujourd'hui, et qu'il contribue parfois à faire perdurer le mythe. Ainsi, dans les années 1960 vivait un célèbre cerf blanc sur l’île écossaise d’Arran, alors même que la vieille légende locale voulait qu’un cerf blanc apparaisse à chaque décès du Maître de Brodick, la place forte de l’île, là même d'où, de surplus, provient la danse écossaise « Le Cerf Blanc d’Arran »…
Et le Cerf Blanc n'est qu'un des nombreux animaux dont la blancheur et les cornes furent sources de légendes intemporelles, du bouc, iconographie de la sagesse, à la biche blanche, réapparue récemment dans le Ross-shire.
Tant de créatures légendaires en train de quitter livres et parchemins pour devenir réalité... Jusqu'à la figure suprême de la licorne ? Celle dont les représentations ont pu, au cours de l’histoire, prendre bien des formes. Celle d'un cerf, par exemple..."

Altan

Harshal_Purohit____5317445

Posté par gracile à 13:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 novembre 2008

L'art de la cité des anciens.

gwellyn's wood« Je hais cette cité », dis-je à Carlmin. Sa petite main dans la mienne devenait glacée à mesure que la cité ensevelie nous dérobait notre chaleur. « Elle est truffée de piège et de leurres. Les pièces remplies de boue attendent de nous écraser et les fantômes essaient de nous voler notre raison. » Je parlais aussi bien pour moi-même. Je n'attendais pas de réponse.

Mais il prononça lentement : « Elle n'a pas été construite pour être sombre et vide.
- Peut-être pas, mais elle est ainsi aujourd'hui. Et les fantômes de ceux qui l'ont construite essaient de nous voler notre raison. »

J’entendis plus que je ne vis sa grimace. « Des fantômes ? Non, pas des fantômes. Pas des voleurs.
- Ils sont quoi alors ? » ai-je demandé, surtout pour qu’il continue de parler.

Il ne répondit pas tout de suite. Je tendis l’oreille au bruit de nos pas et de notre souffle. « C’est personne. C’est leur art. »

L’art me semblait désormais une chose lointaine et inutile. Il m’avait servi, jadis, à justifier mon existence. Aujourd’hui, il m’apparaissait comme un passe-temps d’oisifs derrière lequel je dissimulais l’insignifiance de ma vie quotidienne. Le mot même me faisait presque honte.

« L’art », répéta-t-il.

Et les paroles qu’il prononça n’étaient pas celles d’un petit garçon : «  L’art, c’est le moyen que nous avons de nous définir et de nous expliquer à nous-mêmes. Ici, nous avons décidé que la vie quotidienne des gens serait l’art de la cité. D’année en année, les tremblements de terre se sont multipliés ainsi que les tempêtes de poussière et de cendres. Nous nous en sommes protégés, nos villes sont closes et souterraines. Pourtant, nous savions que le temps viendrait où nous ne pourrions prévaloir contre la terre elle-même. Certains ont souhaité s’en aller et nous les avons laissés partir. Personne n’a été forcé de rester. Nos cités qui grouillaient de vie se sont réduites à un mince filet de quelques âmes. Pendant un temps, la terre s'est apaisée, elle frissonnait seulement de temps en temps pour nous rappeler que la vie nous était octroyée chaque jour et pouvait nous être reprise à tout moment. Mais nous avons été nombreux à choisir de demeurer là où nous avions vécu pendant des générations. Et d’y périr. Nos vies individuelles, aussi longues fussent-elles, s'achèveraient ici. Mais pas nos cités. Non. Nos cités continueraient à vivre et à se souvenir de nous. A se souvenir de nous... à nous rappeler chez nous, toutes les fois que quelqu’un réveillerait les échos que nous avons mis en réserve ici. Nous sommes tous présents, toutes nos richesses et notre complexité, toutes nos joies et nos peines... »

Retour au pays, Robin Hobb.

Illustration de Keith Parkinson.

Posté par gracile à 16:26 - books & movies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 2 novembre 2008

L'autoroute.

J'aime regarder les oiseaux en migration et les buses perchées le long de l'autoroute.

Hier, il y avait une battue dans les champs, puis peut-être un km plus loin, cinq cerfs et biches trottant pour y échapper.

Si les vies antérieures existent, je pense que j'ai du être un oiseau... dans mes rêves, pour échapper à un danger, je m'envole souvent pour finir par planer à quelques mètres du sol et ça me paraît naturel.

Posté par gracile à 12:16 - life and thoughts - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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