vendredi 26 décembre 2008
Spirale.

mercredi 24 décembre 2008
Soirée Noël

Joyeuses fêtes !
mardi 23 décembre 2008
Rêves de 2006.

Photo Sølve Sundsbø pour Harper's Bazaar (vu chez Café Mode)
« La jeune fille était la plus belle du comté, c'était une de ces filles à l'air mystérieux sur lesquelles on se retourne dans la rue, et qui, une fois disparues de votre champ visuel, vous laissent songeur et victime d'une mélancolie passagère. Elle ne restait que rarement plus d'une heure aux fêtes rassemblant de riches héritiers qu'organisait son père. Elle ne pouvait supporter les regards insistants de tous ces hommes sur elle. Le peu de fois où elle s'était surprise à s'y éterniser, certains d'entre eux l'invitaient à danser malgré l'apathie qu'elle tentait d'afficher comme propre à son caractère.
Elle s'enfuyait donc souvent de ces réunions pour rejoindre ses compagnons.
L'histoire commence ici. Un jour où une telle réception se tenait chez elle, elle s'éclipsa pour les rejoindre, et ils allèrent jusqu'aux plus beaux pâturages du coin. Au milieu de ces prés s'étendait un lac où elle avait l'habitude de se baigner. Elle aimait cet endroit assez retiré pour n'y croiser personne en ces heures déjà chaudes du printemps.
Ses chevaux étaient en train de paître, elle, en train de nager; elle n'avait encore jamais exploré cet endroit du lac, elle engouffra donc son corps tout entier dans l'eau, non sans plaisir, et regarda longuement le fond, qu'elle estimait à six mètres à travers l'eau transparente.
Ce corps, qui gisait là depuis bientôt un siècle se trouva tout à coup emplit de chaleur, il ouvrit les yeux pour voir ce qui pouvait donc troubler ainsi son repos éternel et vit une déesse.
Elle était nue et corollée d'une lumière jaune filtrant à travers ses cheveux d'or.
Absorbé par cette vision, il fit tous les efforts possibles pour se déplacer et mieux la voir.
Son corps à lui n'avait plus vraiment d'allure, remarqua-t-il en voyant son bras décharné se mouvoir devant ses yeux.
Il réussit peu à peu à s'élever vers la surface par le biais d'un battement rudimentaire, alternant entre ses bras et ses jambes. Il se rapprochait de la créature divine.
La jeune fille vit une masse s'élever vers elle et prendre peu à peu forme humaine avec des détails qui lui rappelèrent le personnage monstrueux d'une histoire que son père lui avait conté un jour.
Il s'agissait d'un homme qui avait créé un monstre à partir d'organes morts en faisant intervenir des éclairs, elle ne savait comment ; ce monstre était censé être la plus horrible des créatures vivantes, et son pire cauchemar se dévoilait lentement devant ses yeux.
Après un moment d'hébétude, son instinct reprit le dessus et elle eut un mouvement de recul qui la propulsa à la surface ; avec deux battements de pieds, elle se hissa sur le bord.
Balayant du regard l'endroit pour y trouver ses vêtements, elle se rendit compte qu'elle ne se souvenait plus où elle avait bien pû les poser, elle avait toujours été étourdie. Elle regarda plus attentivement et s'aperçut qu'ils étaient sur un de ses chevaux.
Elle en oublia presque la présence du monstre.
La créature lumineuse qui se trouvait au-dessus de lui quelques instants plus tôt avait disparu. Il suivit la marque qu'elle avait laissé s'imprégner dans l'eau par sa présence et se retrouva dans un endroit où on y voyait mieux.
Elle était là, devant lui, ses cheveux s'épanouissant dans son dos et des filets d'eau roulant sur ses reins. Peut-être était-ce l'une de ces nymphes dont parlent les légendes.
Il sortit de l'eau avec délicatesse pour ne pas faire de bruit et ne pas effrayer la créature. Elle était entourée de sept chevaux.
Il fit un pas, ce pas émit un son : un flop visqueux, un bruit de limace qui se suicide.
Elle bondit en effectuant un demi-tour vers la source du flopinement.
Il avait devant ses yeux la plus belle femme qu'il ne lui eut jamais été donné de voir.
Elle fut effrayé par la laideur de ce monstre, vraiment digne de celui du conte.
Il effectua un mouvement vers elle, tentant d'effleurer sa peau diaphane du revers de la main mais elle l'esquiva.
Elle ne pouvait pas fuir, elle se sentait pétrifiée, comme le sont les gens lorsqu'ils ont peur, elle n'avait jamais ressenti cela auparavant. Elle réussit tout de même à esquisser un mouvement quand la bête frôla son bras.

Photo Nicolas Vanier

Photo Lina Scheynius
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« Il faut repartir. Ma Reine, où étiez-vous? Je me baladais dans le palais. Existence étrange dans un palais vide. Je pars définitivement. Vêtue de ma robe de princesse. Je me hisse à nouveau. Retrouve la grotte et la sortie vers les gorges. Dehors, il y a plus de monde qu'avant. Bizarre. Quelqu'un a pris ma place sur le trône. Une femme qui veut régner sur l'Extérieur. Bourrage de crâne. De nombreux sbires. Un prince, même.
Il faut combattre. Robe déchirée. Allure de guerrière avec bouclier et épée. Formation d'un groupe. Il faut utiliser la méthode romaine. Les boucliers rectangulaires doivent être liés comme une carapace. Ils le sont. Personne ne vient. Déliation. Puis, le prince. Avec ses soldats. Vite. Remettez-vous en position. Aucune ne s'y remet. Je me protège de mon bouclier. Attendre l'attaque. Orale. Qu'essayez-vous de faire? Hmm, la méthode... Le prince n'attend pas de réponse. Son visage me semble familier. Et beau. Ils vont nous tuer. Mais ce visage familier...
Puis-je avoir un baiser de prince? Oui. Je m'approche. A quoi bon ne pas le faire. Autant prolonger la vie quelques instants encore. Même s'il me plonge une épée dans le ventre quand j'arriverai à sa hauteur. Au moins, n'aurai-je pas à lutter. C'est si facile de se laisser aller. Nos lèvres se touchent. Se goûtent. J'éloigne mon visage pour regarder le sien. Aucune réticence. Un baiser doux. Plus profond. Debout. Allongés sur la roche claire. Il s'en va. S'en vont. Me laissant seule avec mon souvenir de baiser de prince. »
dimanche 21 décembre 2008
Joyeux Yule !
Aujourd'hui se tient le solstice d'hiver, nous subissons la plus longue nuit de l'année associée à la journée la plus courte, mais il signifie surtout le début de l'allongement des journées. Les celtes fêtaient Yule, de là nos sapins de Noël, couronnes, guirlandes et baisers sous le gui.

mardi 2 décembre 2008
Sur la route de la fac.









