Et si c'était le vent qui fendait les montagnes.

La mélancolie des marrons luisants que l'on revoyait tomber tous les ans.

jeudi 18 juin 2009

J'ai vomi dans mes cornflakes, ça faisait longtemps.


J'ai vomi dans mes corn flakes

Le texte suivant est une petite révolte adolescente que j'ai retrouvée aujourd'hui en triant mes fichiers et qui me semble adhérer à cette vidéo, j'ai décidé de ne pas le tronquer pour le moment :

C’est navrant de se mettre dans cet état dont il est difficile de s’extraire. Je parle de cet état où tout nous paraît si inutile, où l’on pourrait dormir des heures durant juste pour ne rien faire et je ne parle même pas de ces heures passées devant un écran lumineux, quel qu’il soit. On ne se donne plus les moyens de parvenir à réaliser nos rêves, encore faudrait-il s’en souvenir, de nos propres rêves. On nous balance des tonnes d’images que notre encéphale assimile et transforme en rêves et nous restons tout de même devant ces écrans, ces images, sachant la menace qui pèse sur nous mais nous complaisant dans cette vie par procuration que l’on nous impose presque. Pourquoi nous évertuons-nous à rester coincés des heures durant à ne rien faire. Je ne pose même pas de point d’interrogation ici, nous devons tous avoir une prédisposition à cet état larvaire dont je parle. Tout est dénué de sens, nous n’avons même plus le vocabulaire nous servant à exprimer nos sentiments, tout n’est que simulation, répétition. La vie se répète encore et encore et encore, toujours de la même façon, pourtant certains arrivent à réaliser leurs propres rêves et non les rêves qui nous sont infligés. Mais comment se souvenir de nos propres rêves à travers toutes ces images… Je fais ma propre psychanalyse ici. Je ne me souviens plus de mes rêves, mais je pense qu’ils doivent être en rapport avec le monde, pas le monde des images, mais le monde des sens, nous avons tendance à oublier que nous avons quatre sens en plus de celui de la vue. On torture, triture notre vue jusqu’à ce qu’elle devienne un esclave, un passage entre le consommer et notre cerveau. Je parie que l’aire corticale correspondant à notre vue est bien plus développée que les autres. Je ne sais pas, juste une intuition. J’aimerais toucher les choses, les sentir, les évider jusqu’à les connaître vraiment. La vue nous trompe. Tous ces interstices, tous ces pores inexplorés. C’est cela que l’on devrait exploiter lorsque l’on fait l’amour, nos sens devraient être exacerbés et non bridés par des conventions et des fantasmes qui ne nous appartiennent pas. Je veux rentrer dans les choses, connaître tous leurs pseudo-défauts et pseudo-qualités, savoir leurs capacités, les posséder et m’en imprégner à jamais. Je veux connaître le passé, le présent de chaque cellule. Ca me rassure de pouvoir encore penser.

J'ai depuis retrouvé mes rêves et en ai forgé de nouveaux et je n'ai plus envie d'évider les choses de leur substance !


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envoyé par tapasnocturn. - Futurs lauréats du Sundance.

Posté par gracile à 19:16 - life and thoughts - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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