mardi 22 septembre 2009
"Henry et June", journaux intimes d'Anaïs Nin.





Une ode à l'érotisme.
lundi 14 septembre 2009
"Si tout le monde pensait à créer un monde meilleur, nous aurions un monde meilleur." Bill Coperthwaite
"Depuis près de 50 ans, Bill Coperthwaite consacre sa vie à importer dans le monde moderne des techniques empruntées aux civilisations primitives. Il a écrit la bible du do it yourself, Une vie faite main, et créé la Yurt foundation. Anticonsumériste, il n'a ni mail ni téléphone et vit au milieu des bois." Emission Tracks
Les liens des images sont vivants.
Quelques extraits d'une interview par MotherEarth :
"A good society is one that enables every member to attain optimal growth."
"We aren't limited to square corners in construction, and we shouldn't be restricted in our thinking, either."
"Traditional knowledge is the product of thousands of generations of handing down from father to son, mother to daughter . . . and once that chain is broken we have to start all over again, which can be pretty much impossible. But if we can find and learn certain kinds of knowledge while they're still being transmitted, then we can become part of the chain and pass on what we know to other people throughout the world."
"Handwork is an exciting way to relate to people, and we need to know more about techniques like this that facilitate positive contact with people from other cultures. The link isn't always easy to find, but I believe that it's always potentially there. For instance, sometimes you can make the connection by discovering at least one outstanding feature of a civilization — something that really amazes you — and keeping it in mind as you meet people. As far as I know, methods like this have never been singled out as a field of study."
"Hobbies are a construct of a society that needs to kill time . . . whereas life should be so exciting that you don't have time enough to get to all the things you want to do. People don't need hobbies, they need real, meaningful work."
"Some people feel that kids today just don't want to work. I say they haven't had the opportunity for training. I think true work is a skill that people can learn if they come to want to . . . but until they really enjoy the act — the way their bodies feel when they've finished some physical task — they will not see the beauty of labor."
lundi 10 novembre 2008
L'art de la cité des anciens.
« Je hais cette cité », dis-je à Carlmin. Sa petite main dans la mienne devenait glacée à mesure que la cité ensevelie nous dérobait notre chaleur. « Elle est truffée de piège et de leurres. Les pièces remplies de boue attendent de nous écraser et les fantômes essaient de nous voler notre raison. » Je parlais aussi bien pour moi-même. Je n'attendais pas de réponse.
Mais il prononça lentement : « Elle n'a pas été construite pour être sombre et vide.
- Peut-être pas, mais elle est ainsi aujourd'hui. Et les fantômes de ceux qui l'ont construite essaient de nous voler notre raison. »
J’entendis plus que je ne vis sa grimace. « Des fantômes ? Non, pas des fantômes. Pas des voleurs.
- Ils sont quoi alors ? » ai-je demandé, surtout pour qu’il continue de parler.
Il ne répondit pas tout de suite. Je tendis l’oreille au bruit de nos pas et de notre souffle. « C’est personne. C’est leur art. »
L’art me semblait désormais une chose lointaine et inutile. Il m’avait servi, jadis, à justifier mon existence. Aujourd’hui, il m’apparaissait comme un passe-temps d’oisifs derrière lequel je dissimulais l’insignifiance de ma vie quotidienne. Le mot même me faisait presque honte.
« L’art », répéta-t-il.
Et les paroles qu’il prononça n’étaient pas celles d’un petit garçon : « L’art, c’est le moyen que nous avons de nous définir et de nous expliquer à nous-mêmes. Ici, nous avons décidé que la vie quotidienne des gens serait l’art de la cité. D’année en année, les tremblements de terre se sont multipliés ainsi que les tempêtes de poussière et de cendres. Nous nous en sommes protégés, nos villes sont closes et souterraines. Pourtant, nous savions que le temps viendrait où nous ne pourrions prévaloir contre la terre elle-même. Certains ont souhaité s’en aller et nous les avons laissés partir. Personne n’a été forcé de rester. Nos cités qui grouillaient de vie se sont réduites à un mince filet de quelques âmes. Pendant un temps, la terre s'est apaisée, elle frissonnait seulement de temps en temps pour nous rappeler que la vie nous était octroyée chaque jour et pouvait nous être reprise à tout moment. Mais nous avons été nombreux à choisir de demeurer là où nous avions vécu pendant des générations. Et d’y périr. Nos vies individuelles, aussi longues fussent-elles, s'achèveraient ici. Mais pas nos cités. Non. Nos cités continueraient à vivre et à se souvenir de nous. A se souvenir de nous... à nous rappeler chez nous, toutes les fois que quelqu’un réveillerait les échos que nous avons mis en réserve ici. Nous sommes tous présents, toutes nos richesses et notre complexité, toutes nos joies et nos peines... »
Retour au pays, Robin Hobb.
Illustration de Keith Parkinson.
mardi 15 janvier 2008
The art of Jeffrey Jones.
Ce qui m'a réveillée ce matin ! *
vendredi 11 janvier 2008
A cause de la Première Leçon, les sorciers d'antan ont créé les Inquisitrices et les Sourciers, pour qu'ils découvrent la vérité
Une petite mise à jour après un moment de silence.
De la fatigue accumulée, des examens qui approchent à pas de géant, des révisions difficiles, un temps capricieux... mais de bonnes choses tout de même : quelques plutôt bonnes notes de tp/td pour rattraper le reste, un 19/20 pour le compte-rendu des sorties géologiques, de bonnes vacances de Noël...
Oh, et mes amis géographes m'ont "forcée" à me replonger dans l'univers de la fantasy, abandonné il y environ trois ans pour des romans plus classiques.
J'ai ainsi découvert le premier tome de L'épée de Vérité (The Sword of Truth) de Terry Goodkind dont le roman broché est en ce moment en édition découverte à six euros et qui vaut vraiment le coup! L'histoire m'a captivée jusqu'au bout et j'attends la fin des partiels avec impatience pour lire la suite (onze tomes au total, mais tous ne sont pas encore traduits). Je le conseille aux amateurs!
mardi 18 décembre 2007
Visage de la Suède, Gullers/Ehrenmark.
Une acquisition emmaüs de l'an dernier pleine de jolies photos suédoises vintage.
dimanche 22 avril 2007
Il lui sembla qu'elle allait s'assoupir dans la douceur de l'instant.
Elle écrasa sa tête contre son torse pour lui voler aussi un peu de son odeur et lui laisser un peu plus de la sienne encore.
"Il pleut des baisers au-dessus de ton lit."
Pourquoi donner plus d'importance à ce qui ne va pas au lieu d'aimer tout ce qui va?
Il posa un baiser creux dans sa paume, elle se pencha pour l'embrasser à la commissure des lèvres ; en reculant, elle caressa tendrement sa joue :
- tu vois que tu veillis, tu piques !
- Toujours, dix heures après m'être rasé, file, tu vas le rater !
L'accolade des joues glissa en effleurement de lèvres, et en battements de coeur.
Marc Levy.
samedi 24 juin 2006
Veuillez agréez, Madame, l'expression de mes sentiments distingués.
La chirurgie élève l'impératif fondamental de la profession médicale à l'extrême limite où l'humain touche au divin. Quand on frappe violemment quelqu'un sur le crâne à coups de gourdin, il s'écroule et cesse à jamais de respirer. Mais un jour ou l'autre, il cesserait de toute façon de respirer. Cet assassinat ne fait qu'avancer ce que Dieu arrangerait lui-même un peu plus tard. Dieu, on peut le supposer, a prévu l'homicide, mais pas la chirurgie. Il ne se doutait pas qu'on oserait plonger la main à l'intérieur du mécanisme qu'il a inventé, soigneusement emballé de peau, scellé et caché aux yeux de l'homme.
L'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera.


























